vendredi 23 juin 2017

Nudge et signalétique

Qu'est ce que le nudge ?

"Nudge", qui signifie "pousser du coude" en anglais, vient des Etats-Unis et a d'abord été utilisé dans l'économie comportementale.

L'humain prendrait des décisions en se basant sur son instinct ou ses émotions. De ce constat découle l'utilisation des nudges.

Le nudge est une façon implicite d'inciter l'usager à réaliser une action, sans le contraindre ni l'obliger.

Quels objectifs ?

Ce principe peut ainsi permettre de changer les comportements et encourager de nouvelles pratiques en favorisant les "bonnes" actions, comme ne pas jeter ses mégots par terre, prendre les escaliers plutôt que l'escalator...


Des exemples

L'exemple le plus connu reste le point, ou la mouche, positionné dans un urinoir. Les utilisateurs vont avoir tendance à viser ce point. Ce comportement permet ainsi de conserver un lieu plus propre. L'aéroport d'Amsterdam est le premier à mettre en place ce système et réduit ainsi de 80% ses frais de nettoyage.



Les escaliers peuvent également être habillés pour inciter à les utiliser. En 2009, à Stockolhm, les marches d'un escalier deviennent les touches d'un piano, émettant un son. De façon ludique, les usagers se sont ainsi plus servi des escaliers que de l'escalator.



Le nudge et la signalétique

Le concept du nudge prend tout son sens en signalétique. Il permet une meilleure gestion des flux, l'amélioration de la diffusion de l'information, l'encouragement du vivre ensemble.

Depuis 2015, la SNCF Transilien expérimente ainsi plusieurs techniques de nudge dans le but de réduire les incivilités et comportements gênants. Par exemple, le sens interdit dans un couloir est remplacé par un panneau "Voie sans issue". Cela réduit de 50% le mauvais sens d'utilisation du passage.

Source : SNCF / Adetem


Plus largement, cette pratique est utilisée dans beaucoup de domaines comme le marketing, la politique, la santé ou la prévention routière et contribue à un meilleur comportement citoyen.

Sources
Sircome
Piwee
Turbulences Conseil

lundi 30 janvier 2017

Mais qu’est ce que le FALC ?


Facile À Lire et à Comprendre, FALC pour les initiés.

Il est parfois difficile de comprendre un article de presse, une recette de cuisine, un document administratif. Phrases longues, vocabulaire technique...

Le FALC facilite la compréhension pour tous, et notamment les personnes dyslexiques, éloignées du français, âgées, en situation de handicap mental.

Le FALC, un langage simplifié.

Quelles en sont les règles ?


Inclusion Europe, portée en France par l'UNAPEI (Union nationale des associations de parents, de personnes handicapées mentales et de leurs amis) propose une méthodologie simple.  

• Hiérarchiser les informations.
• Aller à la ligne à la fin de chaque phrase.
• Utiliser une police de caractères claire. Nous rejoignons ici les questions de lisibilité de l'information avec l'utilisation de typographies linéales.
• Utiliser un vocabulaire simple.
• Favoriser l'utilisation d'exemples.
• Ecrire au présent.

Une information en FALC peut également être accompagnée d'une image ou d'un pictogramme.


Dans quel contexte l'utiliser ?


Le Facile À Lire et à Comprendre est utile pour tous types de médias : internet, documents écrits ou audios, presse, emails, discours politiques, etc.


Les outils, les exemples


jeudi 8 septembre 2016

Portraits d'entrepreneurs #4 Gwenaëlle Brochoire - Oocity







Oocity est une agence de marketing et de design qui accompagne les entreprises dans la prise en compte des besoins spécifiques de leurs clients (langue, handicap, âge, culture…), pour l'amélioration continue des offres et des services, et l’intégration des réponses d’accessibilité « business as usual ».





Oocity en trois mots.


Parcours client, innovation, panels spécifiques.

A qui sont destinés vos produits ?


Aux entreprises et à tous leurs clients.

Comment avez-vous eu l’idée de créer Oocity ?



Les choses se sont faites naturellement dans mon parcours professionnel.

Je viens de l'univers du luxe, et je me suis posé la question du sens donné à mon travail. Je me suis dirigée vers la thématique du handicap de communication et le design de service suite à des cours de Langue des Signes Française.

Ce qui m'intéresse dans le rôle du designer, c'est de poser la question de l'usage dans son contexte. 

Le respect de la loi et des normes n’est pas un facteur de réussite (bâti, accueil, information, etc), les clients sont mal-satisfaits et les entreprises peinent à rentabiliser leurs investissements… il faut revenir à l’essentiel : les personnes à besoins spécifiques sont des innovateurs, majoritairement autonomes et consommateurs, ils ont beaucoup à proposer et ne sont pas - en France - écoutés dans leurs prescriptions.

Comment améliorer, personnaliser et concevoir pour toutes les clientèles par le spectre des besoins d’accessibilité ? C’est le challenge qui nous anime. 


Source : Oocity





Pourquoi le nom Oocity ?


Nous sommes nés d’un projet de « conciergerie de destination » accessible aux personnes sourdes et/ou éloignées du français, notre nom devait être international, visuel et dire « digital ». Nous avons pivoté depuis, notre terrain de jeux reste la Ville et notre spectre d’action inclue tous les points de contact, y compris digitaux.


Pourquoi se diriger vers le milieu du handicap ?


Je ne me suis pas dirigée vers le milieu du handicap mais vers le design 4all.

C'est la situation de handicap, imposée par un environnement à un instant t, qui m'intéresse. Les personnes à besoins spécifiques et leurs proches ont beaucoup de choses à dire et de valeur à apporter aux entreprises.


Qu’avez-vous appris depuis que vous êtes entrepreneure ?


J'ai appris à accepter mes échecs et à rebondir !

J'ai appris à réseauter, à fédérer.
J'ai appris qu'il ne fallait pas essayer de tout faire. En fait, j'apprends tous les jours puisqu’en mode investigation permanente, et j’adore ça !

 
Source : Gwenaëlle Brochoire



Quels sont vos rêves ou envies pour la suite de votre projet entrepreneurial ?


Notre démarche est à la base du succès des nouveaux modèles d’affaires (GAFA, etc). De nombreuses entreprises étrangères l’incluent dans leurs process. Leur performance financière et extra-financière en bénéficie largement.

Contrairement aux idées reçues, les organisations intelligentes veulent faire en sorte que leurs produits et services soient pleinement inclusifs. C’est l’expérience client qui connecte le business et le client, et c’est sur ce spectre que nous intervenons.

Mon rêve serait d’impulser cette stratégie au cœur des entreprises françaises, de les aider à servir tous les clients, gagner en compétitivité et pérenniser leurs actions.


Si Oocity était une personne célèbre ou un personnage de fiction, ce serait ?


Sophie, la nièce de l'inspecteur Gadget.

Pour son sac magique dont elle sort d’énormes objets. Ces objets reprennent leur taille et leur forme comme par magie dés qu'elle les sort du sac. Et si c’était possible ?




jeudi 30 juin 2016

Une signalétique urbaine : pour quoi faire ?

De plus en plus de villes s'équipent d'une signalétique d'orientation à destination des piétons, cyclistes, rollers, skateurs.
Londres, Dublin, Toronto, Sydney... Cette signalétique peut avoir plusieurs objectifs.


• Favoriser la mobilité, les mobilités douces

Cette signalétique est une aide aux déplacements. Savoir quelle direction emprunter facilite les déplacements de l'utilisateur, quelque soit le mode utilisé. Elle rassure quand à l'orientation choisie et garantie la chaine d'information continue. Il n'y a pas de rupture donc pas de moment de doute, qui peut occasionner du stress chez certaines personnes.


















Signalétique Ville de Dublin - Source : fwdesign


• Tourisme et valorisation des points d'intérêts

Qui n'a jamais été face à un touriste ne parlant pas votre langue et vous demandant où est la Tour Eiffel ? La question de l'accessibilité en signalétique ne concerne pas que les personnes en situation de handicap. Un touriste de langue étrangère se retrouve aussi en difficulté si il ne peut pas se repérer.

Une signalétique indiquant le patrimoine local, les équipements, les services, les points d'intérêts... peut permettre à certains de découvrir leur propre ville en se déplaçant à pied ou en vélo.
C'est un outil d'accès aux différents services de proximité.


Signalétique Ville de Londres - Source : Lacock Gullam


• Affirmer l'identité de votre ville

La signalétique est un média de communication visible par tous. Elle peut ainsi renforcer une identité existante ou participer à sa création.






Projet signalétique Buenos Aires - Source : Luciano Balzano

• Encourager une activité physique quotidienne

L'Institut National de Prévention et d'Education pour la Santé lance, en 2010, une campagne afin de favoriser la marche à pied. La mise en place d'une signalétique standard, que l'on peut voir aujourd'hui à Grenoble, à Meaux, etc, vise à pousser les habitants à se déplacer à pied et favoriser ainsi une activité physique quotidienne.

Informer sur les temps de parcours permet à l'usager de savoir s'il peut atteindre sa destination en fonction de sa fatigabilité, ses capacités physiques... Cette information lui permettra également de choisir son moyen de déplacement. Pourquoi faire 15 minutes de métro si je peux m'y rendre à pied en 10 minutes ?

Source : INPES




La mise en place d'une signalétique urbaine accessible à tous participe à l'amélioration du bien-être et du confort d'usage dans l'espace urbain et favorise les déplacements par voies douces.

mardi 17 mai 2016

Portraits d'entrepreneurs #3 Samya Cidere - Pictome


Nous continuons notre série de portraits d'entrepreneurs avec Samya Cidere, la fondatrice de Pictome.

Pictome est une solution d’accompagnement pour les personnes en perte d’autonomie psychique (troubles de la mémoire ou difficultés dans la planification des tâches quotidiennes) dû à une maladie neurodégénérative, de type Alzheimer ou apparentée.

Pictome, ce sont des stickers thérapeutiques repositionnables, adaptés visuellement, qui orientent l'utilisateur dans son environnement et facilitent ses initiatives.

C’est un outil d’aide à la mise en lien pour leurs proches-aidants et les professionnels qui les accompagnent dans les activités quotidiennes.

Cette solution permet de « Faire avec », réaliser des activités en duo en ayant un support sur lequel s’appuyer pour orienter et solliciter la personne à bon escient tout en préservant les capacités, la place et le rôle de chacun.

Source : Samya Cidere


Pictome en trois mots.


Visible, Accessible et Evolutif.

A qui sont destinés vos produits ?


Cette approche non médicamenteuse s’adresse aux personnes concernées par :
- une perte d’autonomie psychique
- des troubles cognitifs du fait d’une pathologie neurodégénérative
- un AVC ou un trauma crânien...

Ces stickers sont destinés à toutes les personnes qui vont avoir besoin d'aide pour initier ou planifier une tâche du quotidien ou s’orienter dans l’espace.

C’est également un outil d’aide à la mise en lien, un outil de stimulation pour les proches et les professionnels, qui vont, grâce aux stickers, pouvoir s’appuyer sur un support adapté et accessible pour solliciter, guider la personne dans les actes du quotidien.

Source : Samya Cidere

Comment avez-vous eu l’idée de créer Pictome ?


En tant que psychologue clinicienne, j’exerce au sein de plusieurs dispositifs (EHPAD, accueil de jour, Pôle d’activités et de soins adaptés) où je suis témoin des difficultés que rencontrent les personnels soignants, les aidants familiaux, les usagers eux-mêmes, dans l’accompagnement de la dépendance psychique, qui peut générer épuisement et dénuement chez les uns, isolement et solitude chez les autres.

Comment répondre au désarroi que provoque la perte des repères chez soi ?
Comment vivre dans un univers familier devenu étranger et s’adapter à un environnement collectif ?

De part sa simplicité d’usage, Pictome permet de fédérer tous les acteurs de terrain sur une manière de faire, de dire et d’être avec la personne en perte de repères. Il existe aujourd’hui un outil commun pour les particuliers et les professionnels, afin d'harmoniser les pratiques et de s’inscrire dans un accompagnement sans ruptures entre le domicile et l’institution.

Pourquoi le nom Pictome ?


C’est l’association du mot "Pictogramme" et du mot "Home".
"Pictome" tout simplement! Il est facile à prononcer dans toutes les langues.


Pourquoi se diriger vers le milieu du handicap ?


Pour moi qui travaille en gérontologie, c’est une revendication !

Je ne comprends pas pourquoi on a « sectorisé » les réponses d’accompagnement sur un critère d’âge ! Comme si la question du handicap était liée à l’âge : avant 60 ans, vous êtes une personne en situation de handicap, et après 60 ans vous êtes une personne âgée...

Nous avons beaucoup de temps et d’énergie à gagner en mutualisant les outils, les pratiques des différents champs d’intervention et en s’inscrivant dans un parcours de soins. Les temps d’ergothérapeutes, de psychométriciens, les moyens humains et techniques alloués devraient être identiques quelque soit l’âge.

Il y a trop de personnes vieillissantes en situation de handicap qui ne profitent pas d’une prise en charge adaptée. C’est un peu le même problème que sur la prise en charge de la douleur...

Qu’avez-vous appris depuis que vous êtes entrepreneure ?


A être patiente! J’ai découvert un univers complexe qui demande beaucoup d’organisation et d’énergie. Il y a des rythmes différents avec lesquels il faut savoir composer, anticiper...C’est une aventure passionnante, angoissante, stimulante...que je ne regrette pas. Si cela était à refaire, je le referai, mais autrement!

Source : Samya Cidere

Quels sont vos rêves ou envies pour la suite de votre projet entrepreneurial ?


J’aimerai pouvoir m’inscrire sur les actions déjà engagées sur ces questions du vieillissement, rejoindre cette dynamique et y contribuer.

Faire en sorte que Pictome puisse être identifié comme une ressource, une référence en terme de solutions d’accompagnement pratiques et accessibles.

Lever des fonds et continuer à élaborer des outils qui facilitent le quotidien et le bien vivre ensemble.



Si Pictome était une personne célèbre ou un personnage de fiction, ce serait ?


Macgyver !

Petite j’adorais suivre ses aventures, voir comment il réussissait, en s’appuyant sur son environnement, sur des objets du quotidien, à trouver une solution et se sortir de situations impossibles.


lundi 2 mai 2016

Isotypes, pictogrammes et logotypes.

L'intérêt de l'utilisation du pictogramme ou de l'illustration pour communiquer une information accessible à tous n'est plus à prouver.

Associé à du texte, il permet de comprendre plus facilement l'information. Et dans certains cas, il se substitue complètement au texte.



Quelle est la différence entre un pictogramme, un logotype et un isotype ?





Isotype

L'isotype est un peu l'ancêtre du pictogramme, le précurseur.

Créé en 1920, l'isotype (International System of TYpographic Picture Education) avait pour but la mise en place d'un langage universel.

Imaginé par le philosophe autrichien Otto Neurath, ce principe de langage visuel devait être utilisé dans l'éducation. Efficace et pratique, il s'est vite étendu à d'autres domaines, comme la signalisation.

Otto Neurath s'associe au graphiste Gerd Arntz pour concevoir plus de 4 000 signes au style épuré.

Ensemble, ils imaginent également ce que nous appelons aujourd'hui les infographies ou datavisualisation, et dont le but est de rendre accessible une information au plus grand nombre.

Dans son livre Modern Man in the Making, Neurath met en scène les données sociétales de l'époque. Il créée ainsi des centaines de schémas que l'on appelle infographies, si prisées aujourd'hui.

Source : isotyperevisited.org


Pictogramme

Le pictogramme est un signe figuratif, c'est-à-dire qu'il représente un objet ou une situation (contrairement à l'idéogramme qui représente une idée).

Représentation codifiée, il est très utilisé en signalisation et signalétique. Dans les gares, aéroports, musées, hôpitaux... il permet ainsi aux personnes pressées de comprendre rapidement l'information, ou aux usagers ne sachant pas lire d'y avoir également accès.


Présents dans tous les secteurs (santé, transports, informatique, etc.), une standardisation de ces signes paraît utile pour une meilleure reconnaissance.

L'AIGA, (American Institute of Graphic Arts) propose des pictogrammes simples et libres de droits téléchargeable en ligne dans le but de les diffuser largement. Nous les avons tous vu au moins une fois sur un panneau signalétique.




Logotype

Et le logotype dans tout ça ?

"Logo" / "Picto". Souvent confondu avec le pictogramme, le logotype a une tout autre fonction. Le logo est une marque, une identité visuelle.

Il peut avoir différentes formes : un monogramme, une typographie, un symbole, un blason... Mais son but ne sera pas de donner une information pratique, comme peut le faire le pictogramme, mais bien d'identifier une entité (ville, marque, institution...).







Sources :

Gerd Arntz
indexgrafik
Isotype Revisited
AIGA

vendredi 15 avril 2016

Portraits d'entrepreneurs #2 Manuella Leroy - Morphology

Portraits d'entrepreneurs

Nous avons souhaité réaliser une série de portraits d'entrepreneurs qui ont choisi de créer dans le domaine de la conception universelle ou de l'accessibilité et mettre en avant des initiatives entrepreneuriales ou associatives qui ont du sens.

Nous avions commencé cette série avec Sarah Da Silva Gomes, voici le second portrait avec Manuella Leroy, fondatrice de Morphology, une agence de conseil en image qui accompagne les particuliers comme les entreprises dans la valorisation de leur image personnelle en tenant compte de leurs impératifs de vie et de leurs besoins.

Objectif : identifier et valoriser les atouts de chaque individu en utilisant des outils colorimétriques, morphologiques, stylistiques et des éléments de la communication non verbale.


http://www.morphology.fr/


Quelle est l’activité de Morphology en trois mots.


Valorisation, accompagnement, estime de soi.

A qui est destiné votre service ?


Savoir s’habiller et se mettre en valeur ne va pas forcément de soi.

Le conseil en image devient un outil indispensable pour aider toutes les personnes mal à l’aise avec leur image à se réconcilier avec elle. L'essentiel étant de se sentir bien avec soi-même pour être mieux avec les autres.

Comment avez-vous eu l’idée de créer Morphology ?


Précédemment, chargée de clientèle dans la presse et la publicité, je me suis rapidement rendu compte de l’importance du culte de l’image qui régnait dans mon métier.

Qu’on le veuille ou non, l’apparence doit rapidement donner à voir de vous le meilleur. Cependant, ce n’est pas donné à tout le monde de prendre soin de son image.

Cela faisait dix ans que l'idée d'entreprendre me trottait dans la tête. Passionnée par la mode, la communication, la justice et l’humain dans toute sa diversité, il ne me manquait plus qu’à me professionnaliser.

Certifiée d’état par la Haute Ecole de coaching, je me lance fin 2015 dans l’entrepreneuriat et surtout dans ce qui m’exalte : L’échange et le développement personnel initié par le conseil en image et la communication interpersonnelle.  


 Source : Manuelle Leroy

Pourquoi le nom Morphology ?


La morphologie d’une personne est le ciment, la base de départ pour mettre en place un processus de valorisation de soi efficace. Une personne qui à conscience de son corps, et de ses atouts part avec un avantage.
 

Et le handicap dans tout ça ?


Je suis une personne qui aime mettre en lumière la diversité. Malheureusement, notre société ne nous permet pas de représenter la singularité et la richesse de chaque être qui la constitue.

Un jour, je suis tombé sur un sondage IFOP où figurait les facteurs les plus discriminatoires lors d’un entretien d’embauche :
- la séniorité
- le handicap
- l’obésité

Ces résultats ont fait écho en moi. J’ai souhaité, à mon échelle, trouver un moyen pour favoriser l’insertion et lutter contre les diktats de l’apparence.

La gestion de l’image personnelle pour les personnes fragilisées ou en marge des « conventions esthétiques » m’est apparue comme un excellent outil pour aller au-delà des préjugés. Qu’on le veuille ou non, l’habit fait le moine.

Donner la possibilité à chaque individu de renvoyer une image positive de lui-même génère du bien-être et favorise le lien social. C’est un métier de reconnexion.


  Source : Manuelle Leroy

Qu’avez-vous appris depuis que vous êtes entrepreneure ?


J’ai appris à travailler avec plaisir, à me dépasser pour porter avec fierté les valeurs de mon entreprise (développement à économie humaine et au service de la diversité) et à dormir moins !

L’entrepreneuriat m’a ouvert les portes de la liberté et ça n’a pas de prix !

Quels sont vos rêves ou envies pour la suite de votre projet entrepreneurial ?


Je souhaite par-dessus tout continuer à agir auprès de publics singuliers et rendre le conseil en image accessible à tous.

Perdurer dans le soutien, le réconfort et l’amélioration du bien-être physique, social et psychologique de l’autre.

Promouvoir de vrais moments de partage liés à la valorisation de soi. Le développement personnel et l’humain seront toujours au cœur de mes projets.

M’attacher à révéler l’être exceptionnel qui sommeille en chacun de nous.

Développer les actions comme les structures inspirantes telles que "J’avais pas vu" et le Laboratoire WICCI FOR THE WORLD qui m’ont formé au maquillage de clientes non voyantes, à l’accueil des personnes en situation de handicap, au conseil vestimentaire des personnes à mobilité réduite ou en longue maladie, tout simplement au merveilleux métier de socio-conseillère en image.

Si Morphology était une personne célèbre ou un personnage de fiction, ce serait ?


Mère Teresa.



Retrouvez Morphology sur son site web.